Après une invitation, dans l’édito de la semaine passée, à faire de l’été un temps pour mûrir, il me semble que l’évangile de ce premier dimanche de juillet est de circonstance pour nous donner une modalité à notre mûrissement, à cette maturation que l’été peut apporter à tout ce que nous avons vécu cette année.
Plutôt qu’« aux sages et aux savants », le Père se révèle « aux tout-petits ». Et c’est pour le Christ une occasion de louange, d’action de grâce envers son Père. Non que la sagesse ou la science soient à repousser, mais plus probablement les titres de « Sage » ou de « Savant ».
La figure du petit enfant fonctionne particulièrement bien avec le début du discours de Jésus, quelques chapitres avant, dans le même évangile. Je pense à ces béatitudes :
Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 3-5.7-9)
Que cet été et son possible changement de rythme, nous donne de goûter à la simplicité de l’enfance, tel des petits se tournant vers Notre Père, qui…
Père Laurent GHIRARDOTTI
