Les trois textes que la liturgie de la fête de Pentecôte nous propose d’écouter nous disent au moins une chose : il y a un avant et un après dans la vie de ceux qui reçoivent l’Esprit Saint. Les apôtres vivaient à l’abri des regards dans une forme d’incertitude et ils sortent pour « parler des merveilles de Dieu ». Les interlocuteurs de Paul dans la seconde lecture de la lettre aux Romains étaient encore sous l’influence du monde païen, et les voici rendus « capables de dire, dans l’Esprit-Saint, ‘Jésus est Seigneur’ ». Enfin, les disciples verrouillés par crainte dans la salle du Cénacle deviennent les mains du pardon, « à qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ».
L’Esprit-Saint transforme la vie de ceux qui le reçoivent en leur donnant d’intégrer plus profondément la présence du Christ en leur cœur. Cela se manifeste par le désir de sortir pour le transmettre.
Nous avons pour la plupart reçu cet Esprit-Saint à notre baptême et notre confirmation, pour autant, nous faisons le constat d’être souvent davantage repliés sur notre monde qu’ouverts au monde en attente du Christ. Répondre à l’appel du service et de la mission, ici ou ailleurs, demeure souvent bien effrayant : en sommes-nous capables ? En quoi est-ce si important ? A quoi bon ? La vie dans l’Esprit nous fait prendre conscience de la présence de Dieu et en même temps nous pousse à l’annoncer. Alors, implorons-le ensemble, mais aussi chacun en particulier, demandons-lui de toujours nous faire croire en lui et vivre de lui.
Père Bertrand ARSAC
La force de l’Esprit-Saint
