La paix est une aspiration profonde et les épreuves que nous pouvons connaître nous le fait douloureusement sentir. Rien n’invitait à la paix dans la situation des disciples. Ils sont paralysés par l’arrêt brutal de la trajectoire du Christ en qui ils avaient placés leur espérance. Par ailleurs ils vivent dans la menace de représailles. C’est ce moment désespéré que Jésus choisit pour se manifester à eux en leur annonçant la paix. Mais cette paix n’a rien d’un tranquille retour à une situation initiale. Elle est donnée en même temps qu’un envoi en mission qui va les exposer à d’autres dangers. C’est une manière de nous indiquer que la paix profonde ne peut se résumer à une absence d’épreuves. La paix profonde est d’abord le souffle de Dieu en nous. La paix est d’abord la sécurité que nous apporte la présence aimante de Dieu. Sans doute cette expérience inspirait sainte Thérèse d’Avila :
« Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe. Dieu ne change pas (…) Celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit. »
Que ce temps pascal soit propice à la recherche active de la présence intérieure de Dieu dans nos vies.
Père Bertrand ARSAC
