Depuis trois dimanches nous lisons des textes monumentaux de l’évangile de saint Jean : le récit de la rencontre de la Samaritaine, la guérison de l’aveugle-né, et aujourd’hui la résurrection de Lazare. Ces textes sont ceux de l’année liturgique A, mais c’est l’usage de les choisir également en temps de carême lorsqu’une communauté accueille des catéchumènes sur le point de recevoir le baptême. Pour quelle raison ? En quoi sont-ils emblématiques de l’expérience de foi ? Les trois rencontres commencent sur une impasse, l’opposition juifs samaritains, la cécité de naissance, un mort, puis, dans un second temps, Jésus se manifeste comme une source de vie, non sans peine, et propose un chemin de rédemption, enfin les trois personnages deviennent missionnaires : la samaritaine part annoncer Jésus, l’aveugle-né devient disciple et tient tête aux pharisiens, Lazare est un signe de contradiction. Considérons chacun ces trois temps, et demandons-nous si l’itinéraire proposée par la liturgie catéchuménale ne doit pas réveiller en nous une quête plus déterminée et authentique de Jésus Christ, le vivant pour les siècles. Rendez-vous à Pâques !
Père Bertrand ARSAC
Peinture : La Résurrection de Lazare, par Duccio (1310–1311), musée d’Art Kimbell.
