« Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »

« Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »

Comme Jean le Baptiste attendait le Messie, comme une mère attend son enfant, le temps de l’Avent est celui de l’attente. Nous sommes dans la nuit, et la foi brille déjà comme une lumière, en attendant le plein jour. Nous devenons alors les compagnons de Jean le Baptiste, de Marie et Joseph, nous devenons des guetteurs, nous entrons dans l’attente des pauvres de Dieu qui, en Israël, attendaient le Messie.

Le mystère du Salut, le plan de Dieu sur l’humanité, sur l’Église, sur chacun de nous, peut ainsi s’actualiser dans nos vies d’hommes et de femmes. Pour entrer dans cette démarche, un déplacement s’impose, une conversion doit s’opérer. Il faut changer de regard, revisiter notre approche des situations et des personnes.

“Savoir que Dieu est proche, attentif et plein de compassion, non indifférent, qu’il est un père miséricordieux qui s’intéresse à nous dans le respect de notre liberté, est motif d’une joie profonde que les aléas du quotidien ne peuvent atténuer… La caractéristique unique de la joie chrétienne est qu’elle peut être partagée avec la souffrance puisqu’elle est entièrement basée sur l’amour. En effet, le Seigneur qui nous est proche au point de se faire homme, vient pour communiquer sa joie, la joie d’aimer. C’est seulement ainsi que l’on comprend l’allégresse sereine des martyrs jusque dans l’épreuve, ou bien le sourire des saints de la charité face à qui souffre. C’est un sourire sans offense, qui console… » (Jean Paul II, Angelus du 3e dimanche de l’Avent 2003)

 

Par le Père Christophe Aubanelle