« Celui qui vient derrière moi est plus fort que moi. »

Dans l’évangile de ce dimanche, Jean-Baptiste secoue des pharisiens et des sadducéens qui viennent pourtant se faire baptiser. Ses paroles sont extrêmement fortes : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit digne de la conversion ! » Par-là il les invite à prendre au sérieux le baptême qu’ils vont recevoir et à ne pas se reposer sur leurs lauriers. Il est alors assez facile de nous appliquer ces admonestations, spécialement si nous sommes baptisés, et pratiquants depuis longtemps.

Plus précisément, en ce temps de l’Avent, les paroles de Jean-Baptiste nous aident à nous préparer à la venue du Seigneur. Le Précurseur ajoute en effet : « Celui qui vient derrière moi est plus fort que moi. » Ainsi, c’est dans la perspective de la venue du « plus fort » que nous sommes appelés à nous interroger sur le fruit que notre baptême porte dans notre vie. C’est au regard de cette venue que nous sommes invités à nous demander si nous ne sommes pas installés, appuyés sur de fausses sécurités, comme les pharisiens et les sadducéens pouvaient se dire en eux-mêmes : « nous avons pour père Abraham ». Ces interrogations vont-elles nous conduire à l’inquiétude et à l’angoisse avant Noël ? Non, là n’est pas le but de la liturgie. La parole de Jean-Baptiste qui résonne en ce dimanche doit plutôt nous pousser à faire grandir en nos cœurs le désir de la venue de Celui qui peut tout. Comme le Précurseur nous l’explique, le Messie qui vient a la force de nous purifier dans l’Esprit Saint et le feu.

Alors, prions ensemble : Maranatha !
Viens Seigneur Jésus !

Par le Père Philippe de Forges