« Choisis la vie ! »

« Choisis la vie ! »

Jésus s’est fait proche de son peuple, à Nazareth et à Capharnaüm, pour leur annoncer l’accomplissement des promesses de Dieu, le temps de la grâce et de la miséricorde, que le royaume de Dieu s’est approché. La puissance de son amour est à l’œuvre pour vaincre leurs peurs et leurs résistances ; devant le miracle de la vie en surabondance manifestée dans ses filets de pêche, Pierre dit d’abord : « éloigne-toi de moi car je suis un homme pécheur ! » La parole de Jésus transforme son cœur : « Sois sans crainte ! » Alors il laisse tout pour le suivre (cf. Lc 5, 1-11).

Jésus s’est approché de nous, nous découvrant le visage du Père qui nous aime. Descendant de la montagne où il a prié et appelé à lui ses disciples, pour nous conduire dans la plaine et ses près d’herbe fraiche, il sollicite notre réponse. Le sérieux de cette réponse est marqué par trois oppositions : (A) le prophète Jérémie oppose la malédiction de l’homme qui met sa foi en un mortel et la bénédiction de l’homme qui met sa foi dans le Seigneur. (B) Le psalmiste oppose le bonheur de l’homme qui se plait dans la loi du Seigneur et le malheur du méchant. (C) L’Évangile selon saint Luc oppose les béatitudes des pauvres et des persécutés et le malheur des riches et des vaniteux.

Moïse, déjà, après avoir reçu le don de la Loi sur la montagne, entraine le peuple de Dieu à marcher dans les voix du Seigneur dans les plaines désertiques, jusqu’à la Terre promise. Quarante ans plus tard, avant que le peuple ne descende prendre possession de son héritage en parcourant la plaine de Jéricho sous la conduite de Josué, Moïse répète la loi de vie au peuple. Écoutons-le encore : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance. » (Dt 30, 15.19)

Par le père Romain Civalero