« Il n’est jamais trop tard pour Dieu.»

« Il n’est jamais trop tard pour Dieu.»

Dans les moments de fatigue ou de découragement, Dieu nous demande de nous tourner vers lui, par un petit geste qui n’a l’air de rien, mais qui nous met en marche vers lui.

Ainsi pour Simon que Jésus envoie pêcher, loin du rivage, en eau profonde. Simon est persuadé que c’est inutile, après une longue nuit infructueuse, mais il y a la parole de Jésus, plus forte que toutes ses évidences, plus sûre que ses doutes, plus impérieuse que son découragement. Et parce que, par la foi, ou du moins par sa confiance au « rabbi », il a su dépasser les limites de son bon sens trop humain, la pêche va dépasser ses espérances, et la disproportion même de la prise soulignera que c’est l’œuvre de Dieu.

Quand Dieu agit dans une vie, tout devient royal ; mais le plus difficile est de lui laisser les mains libres.

Devant l’irruption de Dieu dans leur vie, Simon et ses compagnons sont saisis par la stupeur et la crainte: « Éloigne-toi de moi, Seigneur! » Après avoir vu sa puissance, il l’appelle Seigneur. Mais si ce signe éveille l’adoration chez eux, ce n’est pas encore de l’amour: « Éloigne-toi de moi car je suis un pécheur ! » Simon imagine qu’il faut mettre une distance entre lui, un homme indigne, et Dieu qui fait merveille. Mais Dieu veut être proche et aimé. C’est pourquoi Jésus écarte cette peur et cette distance en lui confiant une mission et en l’appelant à collaborer avec lui : « désormais ce sont des hommes que tu prendras. »

L’essentiel est de laisser le Christ nous conduire en haute mer jusqu’où il veut, nous aimer autant qu’il veut nous aimer. La pêche suivra, à l’heure de Dieu.

 

D’après Jean Lévêque,
carme, de la Province de Paris