« Cette Parole que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.»

« Cette Parole que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.»

C’est de cette façon que nous pourrions terminer toutes les lectures et proclamations de l’Évangile… car l’Évangile n’est vraiment une « Bonne Nouvelle » que s’il est actuel.

« Aujourd’hui, dit Jésus, cette écriture est accomplie », accomplie pour nous qui l’entendons et au cœur même de notre écoute.

Quelle foi il aurait fallu ce jour-là aux gens de Nazareth pour accepter cette révélation, cette identification de Jésus au Messie attendu, et pour repartir chez eux en se disant: « le fils du charpentier est habité par l’Esprit de Dieu ; le fils de Joseph a inauguré aujourd’hui la libération d’Israël ! » Mais ils en resteront au stade de l’étonnement; puis, très vite, la colère montera en eux, quand Jésus parlera d’offrir son message et ses miracles également aux païens, comme au temps d’Élie et d’Élisée.

C’est cette foi que le Christ nous demande aujourd’hui, lorsqu’il redit, au cœur de notre liturgie: « L’Esprit du Seigneur est sur moi », et lorsqu’il affirme: « Aujourd’hui cette écriture est accomplie en vos oreilles » !

Si « aujourd’hui » est pour nous aussi le jour du salut, si aujourd’hui encore la parole de Jésus doit trouver son accomplissement, cela signifie qu’il faut nous identifier aux croyants visités par Jésus : les pauvres, les captifs, les aveugles et les opprimés.

Aujourd’hui, en effet, Jésus nous trouve pauvres d’espérance et de joie, fatigué d’attendre et de demander, et il vient à nous, rayonnant de gloire, avec une bonne nouvelle : il envoie d’auprès du Père l’Esprit Paraclet, pour qu’il soit à jamais avec nous : Aujourd’hui !!!

 

Par le père Christophe Aubanelle