« Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. »

« Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. »

« Ils n’ont pas de vin. » Lorsque la charité de Marie parle de ce manque à son fils, que demande-t-elle ? Lui demande-t-elle de résoudre un problème de super caviste ? « Femme, que me veux-tu ? » Jésus manque-t-il de respect à sa mère ? Est-ce qu’il ne la comprend pas ? « Mon heure n’est pas encore venue. » Jésus entend très bien la plénitude de la demande d’une femme de foi. Et il est le Fils du Père : c’est le Père qui décide pour lui de l’heure. Ainsi est-il le Seigneur du temps et de l’histoire des hommes. « Faites tout ce qu’il vous dira. » Marie n’a-t-elle pas compris la réponse de Jésus ? Est-ce qu’elle lui force la main ? Une fille bien-aimée du Père, servante du Seigneur, voudrait-elle soumettre son divin fils à sa propre volonté ?

La charité de Marie est attentive à ce qui manque lors de cette fête, et son cœur porte dans un même élan ce qui blesse et entrave la vocation des époux de Cana, de tous les hommes et femmes qui veulent aimer. Son cœur médite sur la caducité de ce monde, et sa foi demande à son Fils le salut et la vie éternelle. Jésus veut donner le salut et l’Esprit Saint qui vient du Père, et veut le donner en son heure, qu’il ne connaît pas encore et que Marie ne peut connaître. Mais c’est avec Marie qu’il donne ce salut : elle l’accueille dans une foi parfaite lorsque l’heure est venue, afin que nous puissions le recevoir à notre tour, dans nos cœurs blessés.

Alors la foi de Marie Servante du Seigneur peut susciter de son Fils les signes de sa gloire, pour que ceux qui ont leur cœur endurci puissent apprendre à croire comme elle. Jésus et Marie disent à ceux qui attendent le salut : « Heureux les invités aux Noces de l’Agneau. » Ceux qui croiront ces signes recevront la vie en abondance.

Par le père Romain Civalero