L’Épiphanie du Seigneur

L’Épiphanie du Seigneur

Dans son Évangile Matthieu, nous dit que les premiers adorateurs de Jésus furent des bergers, des personnes au ban de la société, puis des mages
venus d’Orient, des païens. N’est-ce pas cela le sens de l’Épiphanie : révéler que l’amour de Dieu est sans frontière et pour tous les hommes ?

C’est un appel fort qui a jeté les mages sur la route et leur a fait abandonner des chemins familiers, au risque des pistes nouvelles.

Dieu a fait le premier pas. C’est toujours Dieu qui prend l’initiative et qui s’offre à nous, et c’est le sens de l’Etoile. C’est Dieu qui recherche l’amour des hommes. Il s’agit d’un appel infiniment respectueux. Dieu nous laisse libres ! Et ce sont tous les hommes qui sont appelés. Chacun a sa place dans la caravane des mages…

Dieu appelle des païens, c’est ce que nous dit cet Evangile car ils n’avaient pas la prétention de ceux qui « savent », les chefs des prêtres, qui une fois informés de la naissance de Jésus, n’ont pas bougé. Ils sont restés enfermés dans leur aveuglement, alors que les rois mages ont poursuivi le chemin qui mène à Dieu.

Nous sommes, aujourd’hui, le peuple de Dieu. Nous avons reçu l’enseignement, les traditions, les Écritures, la liturgie. Nous nous réunissons entre nous, et sommes parfois certains d’être du bon coté, alors qu’autour de nous il y a de nombreux signes d’une recherche de spiritualité, de nouvelles attentes. Les chercheurs de Dieu croisent nos pas et nous interrogent.

Saurons-nous les accueillir et nous mettre en marche avec eux pour aller à la rencontre du Seigneur, ou resterons-nous à Jérusalem en regardant passer la caravane ?

Par le père Christophe Aubanelle