«Voici l’Époux, sortez à sa rencontre ! »

«Voici l’Époux, sortez à sa rencontre ! »

Dans le Credo, nous professons que Jésus « reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts ». L’histoire humaine a commencé avec la création de l’homme et de la femme à l’image et ressemblance de Dieu et se conclut par le jugement dernier du Christ. Souvent, on oublie ces deux pôles de l’histoire, et surtout, la foi dans le retour du Christ et dans le jugement dernier n’est parfois pas si claire et solide dans le cœur des chrétiens. Au cours de sa vie publique, Jésus s’est souvent arrêté sur la réalité de sa venue ultime. Aujourd’hui, je voudrais réfléchir sur [un] texte évangélique qui nous aide à entrer dans ce mystère : celui des dix vierges…. [Il fait] partie du discours de Jésus sur la fin des temps, dans l’Évangile de saint Matthieu (cf. Mt 25, 1-46).

Rappelons avant tout que, avec l’Ascension, le Fils de Dieu a apporté au Père notre humanité rachetée par Lui et il veut l’attirer à lui, appeler le monde entier à être accueilli entre les bras ouverts de Dieu afin que, à la fin de l’histoire, la réalité tout entière soit remise au Père. Il y a toutefois ce « temps immédiat » entre la première venue du Christ et la dernière, qui est précisément le temps que nous vivons. C’est dans ce contexte du « temps immédiat » que s’insère la parabole des dix vierges (cf. Mt 25, 1-13) (…). L’Époux est le Seigneur, et le temps d’attente de son arrivée est le temps qu’il nous donne, à nous tous, avec miséricorde et patience, avant sa venue finale ; c’est un temps de veille, un temps où nous devons garder allumées les lampes de la foi, de l’espérance et de la charité, où garder le cœur ouvert au bien, à la beauté et à la vérité; un temps à vivre selon Dieu, car nous ne connaissons ni le jour, ni l’heure du retour du Christ.

Ce qui nous est demandé est d’être préparés à la rencontre — préparés à une rencontre, à une belle rencontre, la rencontre avec Jésus — qui signifie savoir reconnaître les signes de sa présence, garder notre foi vivante, avec la prière, avec les Sacrements, être vigilants pour ne pas nous endormir, pour ne pas oublier Dieu. La vie des chrétiens endormis est une vie triste, ce n’est pas une vie heureuse. Le chrétien doit être heureux, la joie de Jésus. Ne nous endormons
pas !

Pape François (avril 2013)